PNL de 3e génération - paradigme visionnaire de changement

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par Sylvie A. Bouchard, maître praticienne en PNL et finissante au post-maître en coaching PNL

Voici mon secret.
Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux.
Le renard au Petit Prince
1

Vous avez tous éprouvé, à un moment de votre vie, cette difficulté, ces limites, à transmettre l’émerveillement, l’excitation et le plaisir du voyage que vous veniez de faire à vos proches et amis…
Nulle photo, film ou description n’a le pouvoir de communiquer véritablement l’ampleur de l’expérience et le pouvoir transformationnel de ses retombées. Les limites du langage, et la pensée, nous permettent à peine un coup d’œil, une intuition de l’expérience profonde…alors, en attendant de maîtriser l’art télépathique, je tente ici de partager avec vous ma toute petite partie à moi d’une expérience grandiose – distorsions, omissions et généralisations incluses.

 
Savoir-faire et savoir-être

Les 11-12-13 mars derniers, Robert Dilts nous présentait le séminaire « Outils systémiques pour un monde en transformation », une expérience de transformation que je ne suis pas prête d’oublier !

Du Dilts à son meilleur, Coach avec un grand « C », alternant avec élégance et doigté entre tous les niveaux d’accompagnement, du coach à l’éveilleur. La richesse d’une telle formation c’est qu’elle reprend les grands principes de la PNL, les colore, les approfondit et surtout nous permet d’en trouver le fil conducteur. Robert, en nous accompagnant dans la découverte du lien profond avec le Soi, nous a permis de redécouvrir le lien profond à l’humanité.

Flanqué de Bateson et d’Erickson, ses maîtres à penser, Dilts a su nous faire toucher, par son savoir être, au Savoir même des grands « maîtres ». Depuis la pensée plutôt « mécaniste » des premiers pas de la PNL, nous avons pu cheminer plus à fond vers l’essence même de la transformation et du changement.

La PNL devient adulte…

Au milieu des années ’70, Bandler et Grinder démarraient une approche en s’intéressant particulièrement au « comment » des thérapeutes d’excellence. Il en ressortit des applications puissantes et génératives, qui firent rapidement fureur. À cette époque, on manipulait les techniques comme une baguette magique – la PNL, on la « faisait à d’autres personnes », pour les aider à changer d’état et à guérir. Le pouvoir (croyait-on…) demeurait dans les mains du magicien.

Au cours des années 1980, une nouvelle génération de PNListes élargit son domaine d’intervention à plus que la thérapie. On y reconnût des outils particulièrement appropriés aux relations – avec soi-même et avec les autres. Ceci lui conférait une utilité remarquable dans divers domaines, dont la négociation, les ventes, l’enseignement et la santé. De la thérapie, la PNL devint un paradigme de communications et de changement. On ajouta de puissantes techniques, dont les lignes de temps, sous modalités et positions perceptuelles.

C’est vers les années 1990 qu’une nouvelle génération de penseurs – parallèlement au passage à d’autres niveaux de conscience de la population – amenèrent la PNL à d’autres niveaux logiques. Les applications devinrent plus systémiques, génératives et pointues, s’adressant à des niveaux plus élevés d’apprentissage, d’interaction et de développement – dont l’identité, la vision et la mission.

« Les techniques de 3e génération se fondent sur la notion de « champ » et incluent les principes d’auto-organisation, d’archétypes et de ce que l’on appelle la 4e position, le point de vue du système en son entier. »2

Et c’est justement cette approche, de 3e génération, que Robert nous a fait explorer, vivre et expérimenter jusqu’au plus profond de nous-mêmes, tout au long du week-end.

Au cœur de la magie…

Comme vous le savez déjà, nous encodons ce que nous percevons après multiples distorsions, transformations, choix et autres. Ce dont je vous parle est donc peut-être faux… ou peut-être pas.

Je crois fermement que nous avons touché l’essence de l’accompagnement avec un principe fondamental : « le parrainage ». C’est l’apport – justement – du cœur au sein de la relation. Et bien plus…

La connexion à Soi et au « champ »

« La distance entre Soi et les autres est la même que la distance entre Soi et Soi… »
(une des nombreuses « perles » que Robert a citées durant le week-end, j’en oublie l’auteur)

Il est fondamental de savoir se centrer – connecter à son essence. Se centrer, c’est comme une synesthésie, une position de savoir qui allie la puissance du somatique, du cognitif et du champ. C’est une notion que Robert partage avec son ami de longue date, Stephen Gilligan. Loin d’être statique, ce centre est équilibre et mouvement. Ce n’est pas tant notre capacité à rester centré que notre habileté à revenir à notre centre qui constitue une première habileté dans la magie de l’accompagnement. C’est cette habileté à s’évaluer, à se « sentir », pour savoir si nous sommes en connexion profonde avec notre Centre, le Soi véritable.

Et de ce Centre, nous pouvons vraiment nous brancher au « champ », cet espace sacré, propre à la relation (avec l’autre et avec les autres), et à un champ plus grand, une sorte de conscience collective – qui nous permettent de ressentir et de comprendre, de savoir ce qui est vrai. À ce niveau, nous dit Robert, « la vérité est dans le paradoxe : il y a ce qui est Vrai, et son contraire, qui est aussi vrai… » C’est la racine même de la notion de « carte du monde », de perception. Ma réalité est aussi vraie que celle de l’autre, et vice-versa. Et c’est à partir de mon centre que je pourrai vraiment savoir ce qui est vrai…

Le parrainage : le regard positif inconditionnel

« Lorsqu’une personne est encouragée à être en contact
avec ses sentiments les plus profonds et à les exprimer en étant assurée
qu’elle ne sera pas rejetée ou critiquée, et qu’on ne souhaitera pas
la voir se comporter différemment, une forme de réarrangement ou processus de tri
se produit souvent dans l’esprit et apporte avec lui un sentiment de paix;
on sent avoir atteint le fond du puits de la vérité.
 »
Anthony Storr, « Solitude »3

Savoir ce centrer nous confère le pouvoir de « parrainer », d’offrir à l’autre et à soi, un espace sacré où la personne peut être vue, reconnue, tout en étant en sécurité. C’est la notion de regard positif inconditionnel qu’amène Carl Rogers. C’est la capacité de l’accompagnant de devenir le miroir de son client, et dans lequel l’individu peut voir plus clairement son reflet et y trouver l’espace pour réfléchir.4

Dilts souligne que, selon lui, la plus grande qualité de Milton Erickson, c’était sa capacité immense de parrainer. Il accueillait son client dans son entier, ombre et lumière, et sans jugement. Cette notion même de parrainage fait basculer l’accompagnement dans un nouveau paradigme – aux débuts de la PNL, on « faisait » des techniques au client pour le faire changer d’état. Le symptôme, les états de non ressources, devaient être « changés ». Cela tenait presque du parrainage négatif. C’est pour Dilts, la différence fondamentale de la notion de coaching. Bien sûr, il est important pour le psychothérapeute de savoir « parrainer » son client, mais en coaching, il s’agit d’une qualité indispensable et essentielle.

Parrainer, c’est accepter l’autre « inconditionnellement » et lui offrir l’espace de transformation, de croissance psychologique et spirituelle, la découverte de soi. C’est écouter l’autre, profondément, sans vouloir le changer.

C’est cette écoute, cette compassion bienveillante envers l’autre et envers l’espace sacré qui permettra à nos clients de découvrir leur lumière et leur puissance intérieure.

De la même manière qu’Erickson ne décourageait jamais le symptôme, au contraire, il l’accueillait en allant en son sens. L’accompagnement PNL de 3e génération « parraine » l’état de non ressource, l’accompagne de manière bienveillante, empathique. Depuis son centre, le coach (ou le thérapeute) entoure son client de ce regard « positif inconditionnel » lui permettant de cheminer vers la transformation.

Parrainer, c’est à mon sens la conviction profonde de l’existence du meilleur en l’autre – et de sa capacité à le faire émerger.

Découvrir le magicien…

Et comme par synchronicité, avec un à-propos digne des plus grands stratèges, Olivier Corchia nous emmène – en quatrième journée – dans la caverne du magicien.

En fait, je devrais plutôt parler d’une autre dimension, un univers parallèle. Devant nous, sur scène, comme une vision, nous avions l’incarnation, en deux personnes, du savoir que nous avions découvert durant le week-end. À son tour modèle de « parrainage », de guide et d’éveilleur, Olivier a su faire basculer la modélisation dans un autre paradigme. C’est dans cette qualité d’accueil, à tous les niveaux logiques, que se trouve la globalité du rapport, la possibilité inouïe d’entrer dans le modèle du monde de l’autre – d’y goûter, de le vivre entièrement. Et c’est dans cette globalité qu’Olivier a su nous faire découvrir l’expérience même de la magie.

Dans une danse quasi hypnotique entre Olivier et Robert, dans la découverte de la qualité d’être de Dilts, nous avons été témoins de ce qu’était la méta communication – à quelques pas seulement de la véritable communication, intercellulaire, télépathique, par le champ… Les mots me limitent, se perdent devant le charisme, l’énergie, la Lumière qui se dégagent d’une relation véritable, par le champ, et aussi par le cœur, le cerveau et l’âme.

J’y ai vécu un miracle, le miracle qui m’a permis de me découvrir et de m’unir de nouveau à l’Essence de mon Être, et de ce fait, à l’humanité…

Notes :
1 Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry, p. 72
2 Extrait du cahier de notes de cours, « Outils systémiques pour un monde en transformation » p. 2
3 Storr, Anthony. Solitude, p. 22
4 Maté, Gabor. L’esprit dispersé, p. 314

© Tous droits réservés, CQPNL 2014

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